Confiance en soi

Manque de confiance en soi : pourquoi je doute autant de moi ?

Publié le 20 septembre 2026

Peut-être vous reconnaissez-vous dans les situations suivantes :

  • Lorsque vous devez prendre une décision, il vous faut demander l'avis de plusieurs personnes.
  • Lorsqu'on vous fait un compliment, vous le minimisez immédiatement : « ce n'était pas grand-chose », « j'ai eu de la chance », « n'importe qui aurait pu le faire ».
  • Les critiques en revanche, peuvent rester très longtemps dans votre esprit.
  • Vous avez du mal à prendre votre place, à dire non, à exprimer votre avis ou encore à essayer quelque chose de nouveau… la peur de vous tromper, de décevoir ou de ne pas être à la hauteur vous paralyse.

Vous avez peut-être fait ce constat : « Je manque de confiance en moi. »

Avoir confiance en soi ne signifie pas ne plus jamais douter

Nous doutons tous de nous à certains moments : avant de prendre la parole devant plusieurs personnes, lorsque nous devons faire quelque chose pour la première fois, quand nous prenons une décision importante… Le doute n'est pas forcément un problème.

Il le devient lorsqu'il vous empêche régulièrement d'agir, vous pousse à chercher constamment l'approbation des autres ou vous fait remettre en question votre valeur au moindre échec.

On peut distinguer trois dimensions qui participent à la confiance en soi : l'estime de soi, le sentiment d'efficacité personnelle et l'affirmation de soi.

1. L'estime de soi : quelle valeur vous accordez-vous ?

Imaginez que vous avez fait une erreur au travail.

Vous pouvez penser : « J'ai fait une erreur. »

Ou bien : « Je suis vraiment nul(le). »

Dans le premier cas, vous constatez ce qui s'est passé.

Dans le second, vous remettez en question votre valeur.

Lorsque l'estime de soi est fragile, une erreur, une critique ou un refus peut rapidement devenir la preuve que vous n'êtes pas assez bien, assez compétent(e) ou assez intéressant(e).

À l'inverse, vos réussites sont facilement minimisées.

Vous attribuez ce qui s'est bien passé à la chance, aux circonstances ou au fait que « ce n'était pas si compliqué ».

Peu à peu, le regard que vous portez sur vous devient beaucoup plus exigeant que celui que vous porteriez sur quelqu'un d'autre.

2. Le sentiment d'efficacité : est-ce que vous vous sentez capable ?

Vous pouvez avoir une image de vous plutôt positive… mais ne pas croire en votre capacité à réussir ou à surmonter les obstacles.

Par exemple :

  • vous savez que vous êtes compétent(e), mais vous avez peur de prendre la parole en réunion
  • vous savez ce que vous voulez, mais vous doutez au moment de prendre une décision
  • vous avez envie d'essayer quelque chose de nouveau, mais vous anticipez déjà l'échec

Si vous attendez toujours d'être parfaitement sûr(e) de vous avant d'agir, vous risquez de ne jamais cumuler les expériences positives qui pourraient vous rassurer sur vos capacités.

3. L'affirmation de soi : réussir à prendre votre place

Vous n'êtes pas d'accord avec la proposition d'un de vos amis, mais au moment où il faudrait l'exprimer, vous gardez tout à l'intérieur. Vous acceptez alors que vous auriez préféré dire non… Vous laissez souvent les autres décider à votre place, puis, quelques heures plus tard, vous regrettez.

L'affirmation de soi consiste à pouvoir exprimer vos besoins, vos opinions et vos émotions sans agressivité ni soumission.

Cela peut être dire :

« Non, je ne suis pas disponible. »

« Je ne suis pas d'accord. »

« Cette remarque m'a blessé(e). »

« J'ai besoin de réfléchir avant de te répondre. »

Cela peut paraître simple, mais si vous avez peur de décevoir ou d'être rejeté(e), ces quelques phrases peuvent être très difficiles à prononcer.

La façon dont vous vous parlez compte

Vous venez de faire une erreur, et immédiatement, les reproches fusent dans votre tête :

« Comment j'ai pu faire ça ? ? »

« Je suis vraiment un(e) incapable. »

« Les autres doivent penser que je suis nul(le). »

Maintenant, imaginez que votre meilleur(e) ami(e) vous raconte exactement la même chose.

Est-ce que vous lui parleriez ainsi ?

Probablement pas.

Vous lui diriez peut-être qu'il ou elle a fait une erreur, mais que cela ne remet pas en question sa valeur.

C'est justement l'idée de l'autocompassion : ne pas nier ce qui s'est passé, mais apprendre à se parler avec moins de dureté lorsque l'on traverse une difficulté.

Un exercice d'autocompassion à essayer

Pensez à une situation récente dans laquelle vous vous êtes senti(e) en échec, insuffisant(e) ou déçu(e) de vous.

Puis imaginez qu'une personne que vous aimez vive exactement la même situation.

Demandez-vous :

« Qu'est-ce que je lui dirais ? »

Écrivez votre réponse.

Puis relisez-la en vous l'adressant à vous-même.

Par exemple :

« Oui, tu as fait une erreur. Mais cette erreur ne te définit pas. Tu peux apprendre de ce qui s'est passé sans te rabaisser. »

Si cela vous semble étrange ou peu naturel au début, ce n'est pas grave.

Surtout si vous avez l'habitude d'être très dur(e) avec vous-même.

Ne cherchez pas une phrase parfaite.

Cherchez simplement une manière de vous parler qui soit plus juste.

La confiance en soi se construit progressivement

Vous pouvez commencer par observer la manière dont vous vous parlez.

  • Reconnaître une réussite au lieu de la minimiser
  • Passer à l'action, même si vous doutez 
  • Dire non une fois
  • Exprimer votre avis
  • Faire une erreur sans en conclure que vous êtes incapable

La thérapie vous aide à comprendre ce qui entretient ce manque de confiance en soi, pourquoi vous êtes si sévère avec vous-même, et surtout à faire évoluer ce regard pour qu'il cesse de vous freiner dans votre quotidien.

Si vous vous reconnaissez dans ce fonctionnement, vous pouvez consulter ma page dédiée à l'estime de soi et à la confiance en soi.  Et si vous souhaitez que nous fassions le point ensemble sur ce que vous vivez, vous pouvez me contacter directement via le formulaire de contact, ou demander un échange téléphonique gratuit de 15 minutes dans l'encadré en bas de la page.

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